KHALED TAKRETI, LIBERTES. Peintures 2007-2022.

Du 12 septembre au 13 novembre - Galerie Claude Lemand

  • Takreti, Joujoux, Hiboux, Cailloux (Les Grands Enfants).

    Joujoux, Hiboux, Cailloux (Les Grands Enfants), 2007-2008. Acrylique sur papier sur toile, 130 x 320 cm. Collection privée. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Takreti, Vélo 4.

    Vélo 4, 2016. Acrylique sur toile, 130 x 195 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Takreti, Vélo 5.

    Vélo 5, 2016. Acrylique sur toile, 114 x 146 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Souad Hosni.

    Souad Hosni, 2015. Acrylique sur toile, 162 x 97 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Nadia Gamal.

    Nadia Gamal, 2015. Acrylique sur toile, 162 x 97 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Vélo 2.

    Vélo 2, 2014. Acrylique sur toile, 114 x 146 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Rire et sourire 1.

    Rire et sourire 1, 2022. Acrylique sur toile, 100 x 80 cm. Copyright Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Rire et sourire 2.

    Rire et sourire 2, 2022. Acrylique sur toile, 100 x 80 cm. Copyright Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

KHALED TAKRETI, LIBERTES. Peintures 2007-2022.

- Présentation par Thierry Savatier, historien d’art.

Khaled Takreti est un artiste singulier. Lorsqu’il ne peint pas des portraits ou des personnages anonymes, il utilise de manière récurrente l’ironie et l’autodérision dans ses œuvres. Son étonnant autoportrait Bike 1 (2012), où il se représente lui-même en bicyclette, fondant en une seule entité homme et objet. Cette approche ne vise pas à susciter un rire facile. Pour l’artiste, comme pour Kierkegaard, l’humour repose toujours sur un fond de sérieux et, chez lui, tout autant sur un travail d’introspection sous-jacent. Ainsi, Joujoux, Hiboux, Cailloux (2007) met certes en scène des personnages étranges, baroques, pittoresques, aux tons acidulés, placés sur des fonds constitués de grands aplats colorés. Pourtant, l’esthétique Pop’art suggérée ne doit guère être prise au premier degré, car les visages mélancoliques et les attitudes trahissent, lorsqu’on s’y attarde, un non-dit lourd de sens dont l’interprétation est laissée au regardeur.

Son langage pictural, très proche du Pop art, lui permet d’aborder les travers du monde qui l’entoure (par exemple les excès liés à la société de consommation, les restrictions de la liberté) avec un humour sarcastique teinté d’autodérision, lorsqu’il inclut sa propre image dans sa composition. Toutefois, cet humour repose sur un évident fond de sérieux ; il semble correspondre à la magistrale définition qu’en donnait Chris Marker : « la politesse du désespoir » et traduit toujours un second degré.

Ses toiles s’inscrivent dans un style très graphique, servi par de grands aplats ; sa palette fut longtemps volontairement restreinte, avant de se teinter à plusieurs reprises de nuances acidulées. La figure humaine, centrale dans sa production, se décline en une galerie de personnages étranges, pittoresques, dont les visages affichent fréquemment une expression neutre ou interrogatrice. Son esthétique, qui se révèle novatrice sur la scène orientale, exerce une influence sur les jeunes artistes actuels.

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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