BAYA. Icône algérienne de la modernité - Le Jardin d’Eden.

Du 8 janvier au 15 février - Galerie Claude Lemand

  • BAYA. Paysage (Jardin d’Eden).

    Baya, Paysage (Jardin d’Eden), 1966. Gouache sur papier, 100 x 150 cm. Ancienne collection Marguerite Benhoura. Collection particulière. © Photo Alberto Ricci.

  • BAYA. Femmes en leur Jardin. Couverture

    Couverture du livre BAYA. Femmes en leur Jardin, novembre 2022.

BAYA. Icône algé­rienne de la moder­nité - Le Jardin d’Eden.

Claude Lemand :

Oasis dans le désert, le Jardin d’Eden de BAYA est entouré de mon­ta­gnes et de dunes enso­leillées, avec une source et quatre riviè­res, des arbres sym­bo­li­ques de l’Algérie - l’oli­vier et le pal­mier-dat­tier -, une nature riante et pai­si­ble, pleine d’oiseaux et de pois­sons de toutes les cou­leurs, en cou­ples, en famille ou soli­tai­res. Les oiseaux chan­tent, les pois­sons dan­sent. Oasis ou île, le Jardin d’Eden a les cou­leurs de l’Algérie : bleu de la Méditerranée, rouge de sa terre, vert de sa végé­ta­tion, or de ses dunes.

La dou­leur, la tris­tesse et la mort sont absen­tes du Jardin d’Eden, qui n’a pas de clô­ture arti­fi­cielle, contrai­re­ment au modèle domi­nant du jardin arabo-anda­lou. Chez Baya, ne l’oublions pas, nous sommes au Paradis. Aucun pay­sage noc­turne dans son oeuvre, ni à la cam­pa­gne, ni en ville, ni même sous le ciel étoilé du désert. La lumière d’un jour per­pé­tuel donne tout leur éclat aux cou­leurs et à la beauté de son uni­vers, éclairé par « un arbre béni : un oli­vier ni orien­tal ni occi­den­tal, dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche. Lumière sur lumière. » (Coran, sou­rate An-Nour - La Lumière)

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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