ANACHAR BASBOUS, Inauguration du MAB.

Du 24 septembre au 2 octobre - MAB, Rachana, Liban.

  • ANACHAR BASBOUS, Inauguration du MAB.

    Anachar Basbous, Inauguration du MAB, Rachana, Liban.

ANACHAR BASBOUS. ETOILE DE RACHANA.

Par Claude Lemand

Les sculp­tu­res d’Anachar Basbous m’apai­sent et m’enchan­tent, elles me font rêver et me trans­por­tent. Elles sont faites de mains d’homme et d’esprit céleste. Elles appar­tien­nent à une culture de l’objet magi­que, leurs formes sont moder­nes et uni­ver­sel­les. Certaines sculp­tu­res emblé­ma­ti­ques d’Anachar seraient dignes d’être ins­cri­tes au patri­moine artis­ti­que de l’Humanité. Quel bon­heur serait d’avoir un grand jardin avec l’une de ses sculp­tu­res ! Quel bon­heur pour une popu­la­tion, - quand on est pro­me­neur soli­taire ou en famille ou avec des amis ou des enfants, au Liban et par­tout ailleurs de par le vaste monde de notre vil­lage pla­né­taire, - de pou­voir aller dans un jardin public, s’asseoir sur un banc pour se repo­ser, médi­ter et com­mu­nier avec l’âme d’une sculp­ture d’un artiste habité par la grâce, et avec la nature qui l’entoure ! Et pou­voir tour­ner autour. Rêvons !

Rêvons, quand toutes les cala­mi­tés du monde se sont abat­tues sur le peuple du Liban et sur ses pay­sa­ges édéniques. La famine, la mala­die, la lai­deur, la vio­lence, la cor­rup­tion … se sont ras­sem­blées sur ce coin de para­dis et contre ce peuple mon­dia­le­ment connu pour sa culture, son amour de la vie, ses dons et ses méri­tes.

Les sculp­tu­res d’Anachar sont en dia­lo­gue avec la nature de Rachana, ce vil­lage-jardin de sculp­tu­res voulu par son illus­tre père Michel et ses frères, en har­mo­nie avec cette terre liba­naise - bénie des dieux, chan­tée par tant de poètes et qui fait mal au cœur des Libanais de la dia­spora pous­sés à l’exil ! -, en har­mo­nie avec la mer bleue, l’air et la lumière si par­ti­cu­lière du Liban, qui a ins­piré tant d’artis­tes, en har­mo­nie avec son ciel de jour et la myriade d’étoiles qui le ber­cent la nuit.

Je suis heu­reux et fier d’avoir deviné, dès notre pre­mière ren­contre à Paris, qu’Anachar Basbous serait un sculp­teur capa­ble de conce­voir une ins­tal­la­tion sur le parvis de l’Institut du monde, en dia­lo­gue et en hom­mage à la façade de Jean Nouvel, puis de reti­rer toutes ses étoiles pour ne lais­ser qu’une grande météo­rite, qui vien­drait pren­dre sa place dans la nou­velle Allée des Sculptures de l’IMA. Son projet a dépassé toutes mes espé­ran­ces. Merci cher Anachar de nous rap­pe­ler notre ori­gine stel­laire com­mune, des pous­siè­res d’étoiles. Merci de nous faire rêver !

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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