SHAFIC ABBOUD. SMALL IS BEAUTIFUL. Peintures, 1960-2000.

Du 27 juillet au 1er octobre 2016 - Galerie Claude Lemand

  • Abboud, Le Point bleu.

    Le Point bleu, 1991. Huile sur toile sur bois, 22 x 27 cm. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Succession Shafic Abboud. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Abboud, Composition.

    Composition, 1960. Tempera sur toile sur carton, 21 x 38 cm. Collection privée. © Succession Shafic Abboud. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Abboud, Chambre.

    Chambre, 1987. Tempera sur toile sur carton, 31 x 28 cm. © Succession Shafic Abboud. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Abboud, Aquarelle, Composition.

    Composition, 1972. Aquarelle sur papier, 24 x 24 cm. © Succession Shafic Abboud. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Abboud, Opalescences.

    Opalescences, 1998. Tempera sur papier, 20 x 28 cm. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Succession Shafic Abboud. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Abboud, Méandres.

    Méandres, 1991. Huile sur toile sur bois, 22 x 27 cm. Collection privée. © Succession Shafic Abboud. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

SHAFIC ABBOUD. SMALL IS BEAUTIFUL. Peintures, 1960-2000.

Lydia Harambourg.

La confi­dence lumi­neuse. Peinture de l’effu­sion, celle de Shafic Abboud montre un ensem­ble de petits for­mats répar­tis sur qua­rante années. Des pein­tu­res des années 60 aux plus récen­tes, on observe sa pro­gres­sive conquête lumi­neuse par l’ani­ma­tion de la matière colo­rée. Sa palette se sou­vient des riches­ses orien­ta­les et s’éclaircit jusqu’à l’émergence d’accords de jaune, orange et rouge, de bleu et de violet fil­trant la lumière. Abboud trans­pose la réa­lité. Il s’y plonge pour s’en impré­gner, en rame­ner sur la toile une his­toire qui se frag­mente. Ici une étoffe, ailleurs un arbre, un car­re­lage pour les­quels il trouve une équivalence linéaire et colo­rée. C’est comme si le pein­tre fil­trait la cou­leur, mais aussi les par­fums, les sons. Que ce soit dans son ate­lier près du parc Montsouris où il tra­vaille depuis 1951 ou celui des bords de Loire, il sol­li­cite sa mémoire jusqu’à ren­contrer son sujet. Sa nar­ra­tion pic­tu­rale passe autant par l’émotion visuelle que par le tra­vail pic­tu­ral, ample et ardent, concen­tré. Davantage écrits au début, ses sujets sont pro­gres­si­ve­ment « mangés » par la lumière cir­cu­lant dans ces espa­ces laby­rin­thi­ques. Travaillant par séries, ses Chambres, ses Nuits, la mer, les jar­dins, le corps fémi­nin se meu­vent sur la toile en gemmes cha­toyan­tes, en séquen­ces har­mo­ni­ques sono­res ou confi­den­tiel­les. Tantôt soumis à la satu­ra­tion lumi­neuse tantôt absor­bés par les ténè­bres, ses pig­ments mêlés à l’œuf s’entre­mê­lent sous l’action d’un pin­ceau qui laisse monter les ivres­ses colo­rées, déli­vre l’essence des choses, leur poésie. Au car­re­four de deux civi­li­sa­tions, Abboud a adapté l’écoulement du temps, pour attein­dre l’unité fon­da­men­tale de son lan­gage, celle donnée par la lumière, par l’espace et par la plé­ni­tude chro­ma­ti­que.

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