Portraits de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas. - EXPOSITION.

Du 19 mai au 2 juin - Musée. Institut du monde arabe.

  • KOCHI, Livre, 2005, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 2005. Livre en feuilles, 38 x 28 cm. Poème de Claude Aveline manuscrit en français et en japonais par l’artiste, illustré de gouaches originales. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Manabu Kochi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Kaminer, Livre, 1996, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas, 1996. Livre peint et poème de Claude Aveline manuscrit par l'artiste, 40 x 30 cm. Collection privée. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Saul Kaminer. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Choukini, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 2

    Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas 2, 2013. Bronze original, 20 x 9,5 x 9 cm. Signé et numéroté. Edition de 8 + 4 EA. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Segui, Sculpture, Angelito.

    Angelito, 2011. Sculpture originale en acier corten, 60 x 47 x 10 cm. Signée et numérotée. Edition de 4. Donation Claude & France Lemand. Musée de l'Institut du monde arabe, Paris. © Antonio Seguí. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • VELICKOVIC, Corbeau.

    Corbeau, 2013. Technique mixte sur carton, 32,2 x 29 cm. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Vladimir Velickovic. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Murua, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 2005. Livre-Oiseau, entièrement peint par l'artiste. Fermé, 66 x 46 x 2 cm. Ouvert, 120 x 100 x 46 cm. © Mario Murua. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • MAARI, Livre 1 + Livre 2. Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Livre 1. Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas, 2004. Livre d’artiste, poème manuscrit en arabe. Couverture et 22 pages peintes, 34 x 27 cm. dans une boîte peinte qui s’ouvre en triptyque, 30 x 40 x 5 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Boutros Al-Maari et Succession Claude Aveline. Livre 2. Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 2004. Livre d’artiste, poème manuscrit en français. Couverture et 28 pages peintes, 22,5 x 17 cm. dans une boîte peinte, 26 x 19 x 4,5 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Boutros Al-Maari et Succession Claude Aveline.

  • AZZAWI, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas, 2004. Acrylique sur papier marouflé sur toile, 75 x 57 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Dia Al-Azzawi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Claude MOLLARD, La chouette verdissante.

    La chouette verdissante, 2020. Photographie originale, imprimée, signée et numérotée par l’artiste, 48 x 33 cm. Edition de 7 + 2 EA. Don de l’artiste. Fonds Claude & France Lemand-IMA 2020. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Claude Mollard. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Daniel KNODERER, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 7.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1993. Reliure originale sur un exemplaire du livre de Claude Aveline - Ossip Zadkine, Genève, 1964. Plats recouverts de cuir et de papier incrustés de métal, surmontés de pièces de plastique, 41 x 31 x 4 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Daniel Knoderer et Succession Claude Aveline.

  • Tony SOULIE, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas, 1996. Livre unique. Poème manuscrit en français et en italien. Quatre feuilles peintes en triptyques, 29,5 x 90 cm chacune, dans une mallette peinte, 32,5 x 32,5 x 3 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Tony Soulié et Succession Claude Aveline.

  • Abderrahmane Ould MOHAND, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1996. Page d'un livre unique en feuilles, sous couverture illustrée, entièrement manuscrit et peint, 38 x 28 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Abderrahmane Ould Mohand et Succession Claude Aveline.

  • Franck CHARLET, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 2006. L'un des 18 dessins au feutre noir sur papier, 40 x 30 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Franck Charlet et Succession Claude Aveline.

  • Nicolas D’OLCE, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1996. Poème manuscrit en basque et en fançais, dans un livre entièrement peint par l’artiste. Couverture et 20 pages, 52 x 35 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Nicolas d’Olce et Succession Claude Aveline.

  • Eduardo Zamora, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1996. Livre unique en feuilles, 16 pages entièrement peintes, composées en double page, intégrant le poème manuscrit en français, 38 x 28 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Eduardo Zamora et Succession Claude Aveline.

  • Hussein TAÏ, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas, 2013. Valise-livre unique, avec des traces du poème manuscrit en Français et en Anglais. Rouleau peint, 175 x 60 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Hussein Taï et Succession Claude Aveline.

  • SOPHIDO, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existe-Pas, 1996. Livre unique. Poème imprimé en français, accompagné de 14 lavis originaux, sous couverture illustrée d’un relief peint, 27 x 21 cm. Dans un coffret. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Sophido et Succession Claude Aveline.

  • SADKO, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1996. Livre unique en feuilles, 24 pages sous couverture illustrée, poème manuscrit et dessins originaux, 33 x 25 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Sadko et Succession Claude Aveline.

  • Ossip ZADKINE, Portraits de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas & Autres poèmes, 1964. Poèmes de Claude Aveline, accompagnés de 18 lithographies d’Ossip Zadkine. Livre en feuilles, sous couverture et étui, 33 x 25 cm. Imprimés à Paris et publiés à Genève, les 195 exemplaires sont numérotés et signés par l’auteur et l’artiste. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Succession Ossip Zadkine et Succession Claude Aveline.

  • BENANTEUR, Livre, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas. Matrice 1.

    Portrait de l'Oiseau-Qui-N'Existent-Pas, 1996. Une des 18 matrices d’empreintes originales ornant un livre d’artiste, 39 x 17 cm. Collection Claude et France Lemand. © Succession Abdallah Benanteur et Succession Claude Aveline.

PORTRAITS DE L’OISEAU-QUI-N’EXISTE-PAS.
Peintures, des­sins, sculp­tu­res, livres d’artiste, reliu­res, estam­pes et pho­to­gra­phies,
Sur un poème de Claude Aveline.
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Invitation à la créa­ti­vité !.
Les visi­teurs sont invi­tés à la décou­verte, à la réflexion, à la jouis­sance et à lais­ser libre cours à leur propre créa­ti­vité, pour conti­nuer la saga lancée en 1950 par Claude Aveline.
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Claude Aveline, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas. Paris, 1950.

Voici le por­trait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.
Ce n’est pas sa faute si le Bon Dieu qui a tout fait a oublié de le faire.
Il res­sem­ble à beau­coup d’oiseaux, parce que les bêtes qui n’exis­tent pas res­sem­blent à celles qui exis­tent.
Mais celles qui n’exis­tent pas n’ont pas de nom.
Et voilà pour­quoi cet oiseau s’appelle l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.
Et pour­quoi il est si triste.
Il dort peut-être, ou il attend qu’on lui per­mette d’exis­ter.
Il vou­drait savoir s’il peut ouvrir le bec, s’il a des ailes, s’il est capa­ble de plon­ger dans l’eau sans perdre ses cou­leurs, comme un vrai oiseau.
Il vou­drait s’enten­dre chan­ter.
Il vou­drait avoir peur de mourir un jour.
Il vou­drait faire des petits oiseaux très laids, très vivants.
Le rêve d’un oiseau-qui-n’existe-pas, c’est de ne plus être un rêve.
Personne n’est jamais content.
Et com­ment voulez-vous que le monde puisse aller bien dans ces condi­tions ?
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20 Artistes de la Donation Claude et France Lemand :

- Dia Al-Azzawi,
- Abdallah Benanteur,
- Franck Charlet,
- Chaouki Choukini,
- Saul Kaminer,
- Daniel Knoderer,
- Manabu Kochi,
- Boutros Al-Maari,
- Mario Murua,
- Abderrahmane Ould Mohand,
- Claude Mollard,
- Nicolas d’Olce,
- Sadko,
- Antonio Segui,
- Sophido,
- Tony Soulié,
- Hussein Taï,
- Vladimir Velickovic,
- Ossip Zadkine,
- Eduardo Zamora.
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Mille et un Portraits pour un Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.
Entretien.
Claude Lemand et Tom Laurent.

Tom Laurent : Le Musée de l’Institut du monde arabe montre une partie de la col­lec­tion que vous avez entre­prise avec votre femme, France Lemand, autour du poème Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas de Claude Aveline, et qui fait partie de votre récente Donation. Pouvez-vous reve­nir sur la genèse de cet écrit et sur la figure de Claude Aveline ?

Claude Lemand : Tout com­mence en 1950 sur une feuille 32 x 25 cm. Claude Aveline (Paris, 1901-1992) des­sine un oiseau et com­pose un poème. De 1956 à 1982, il fré­quente les artis­tes et les gale­ries et réus­sit à cons­ti­tuer deux col­lec­tions d’œuvres sur papier de 194 artis­tes (Atlan, Bissière, César, Debré, Foujita, Hajdu, Masson, Music, Severini, Tamayo, Zadkine, …), qu’il donne au Musée National d’Art Moderne, dirigé depuis 1945 par Jean Cassou, son ami d’enfance et son com­pa­gnon de résis­tance : 108 œuvres en 1963, expo­sées en 1978 au Centre Pompidou, et 86 œuvres en 1982, soit deux ensem­bles de des­sins que Claude Aveline appel­lera « voliè­res ».

Tom Laurent : Vous avez été pres­crip­teur d’un cer­tain nombre de créa­tions plas­ti­ques en rela­tion directe avec ce poème. Que repré­sente le Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas pour vous ?

Claude Lemand : Claude Aveline était un conteur mer­veilleux. Il ado­rait parler en public, lire ses textes à ses pro­ches, à la radio ou devant un vaste audi­toire. Il avait dit lui-même que la rédac­tion de ce poème lui avait pris à peine un quart d’heure, qu’il sem­blait couler de source, dans un style clair et simple, léger et pétillant, dans l’esprit et le style de ses Histoires d’Animaux.

Ecrit en 1950, ce Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas est marqué par son époque, les années d’occu­pa­tion, de résis­tance et d’exter­mi­na­tion : des mil­lions d’oiseaux se sont envo­lés à Auschwitz et dans les camps de la mort. Cette pensée hante l’esprit de l’écrivain, dans sa vie et dans ses nom­breux écrits de l’après-guerre. Elle revien­dra 25 ans plus tard, sous la forme d’un cri de révolte et d’hor­reur, dans son admi­ra­ble Monologue pour un Disparu.

J’ai connu Claude Aveline en 1977, quand je me suis marié avec France Grésy-Aveline, sa petite-fille. Comme je m’inté­res­sais aux livres de biblio­phi­lie, il m’a demandé fin 1988 de rache­ter à l’éditeur suisse les der­niers exem­plai­res du livre publié en 1965, avec les poèmes de Claude Aveline illus­trés par des litho­gra­phies d’Ossip Zadkine. En 1990-1992, j’ai confié petit à petit sept exem­plai­res de ce livre à l’artiste relieur Daniel Knoderer, ainsi que d’autres livres d’artis­tes de notre col­lec­tion. Toutes ces reliu­res seront expo­sées dans la Rétrospective que la Bibliothèque his­to­ri­que de la Ville de Paris consa­crera à Knoderer en 1993.

Tom Laurent : Vous êtes, au-delà de ce rôle de col­lec­tion­neur, gale­riste à Paris, repré­sen­tant un cer­tain nombre d’artis­tes, dont quel­ques-uns ont par­ti­cipé à la créa­tion du corpus pré­senté au Musée de l’IMA. Pour vous, com­ment s’arti­cu­lent ces deux acti­vi­tés, col­lec­tion­ner et vendre des œuvres d’art ?

Claude Lemand : Le gale­riste pari­sien et grand col­lec­tion­neur Heinz Berggruen disait "Je suis mon meilleur client". Depuis 1988 et au fil des années, j’ai pris l’habi­tude d’acqué­rir des œuvres de pres­que toutes les expo­si­tions des artis­tes de la gale­rie, mais aussi d’orga­ni­ser régu­liè­re­ment des expo­si­tions thé­ma­ti­ques inter­na­tio­na­les (Maîtres du tondo, Livres d’artiste, Portrait de l’Oiseau, …), en invi­tant ces artis­tes et d’autres grands noms de l’art pari­sien contem­po­rain à mon­trer leurs œuvres (pein­tu­res, sculp­tu­res, des­sins, livres d’artiste, estam­pes) et sur­tout à en créer de nou­vel­les.

C’est une immense satis­fac­tion pour moi de voir arri­ver une œuvre réus­sie ou excep­tion­nelle que j’ai réussi à sus­ci­ter ; c’est la preuve que mon intui­tion était juste quand j’ai pensé que tel thème cor­res­pon­dait bien à tel artiste. On parle beau­coup des nou­veaux gale­ris­tes-pro­duc­teurs, alors que cela fait plus de 30 ans que je pro­duis les éditions de tous mes artis­tes, sans le clai­ron­ner sur les toits et sans jamais deman­der la moin­dre sub­ven­tion. La pra­ti­que du gale­riste-col­lec­tion­neur n’engen­dre pas de richesse finan­cière, mais un grand bon­heur de vivre au milieu d’une variété d’œuvres d’art que l’on aime.

Tom Laurent : À propos des artis­tes que vous avez fait tra­vailler sur le poème, on remar­que la dimen­sion inter­na­tio­nale de vos choix. Sur quels cri­tè­res avez-vous opéré votre sélec­tion ? S’agis­sait-il, par rap­port aux ori­gi­nes très diver­ses des plas­ti­ciens choi­sis, de « véri­fier » le carac­tère uni­ver­sel du texte de Claude Aveline ?

Claude Lemand : Ma pas­sion pour la pein­ture, la sculp­ture et les livres de pein­tres m’avait poussé en juin 1988 à mettre un terme à ma car­rière de pro­fes­seur d’uni­ver­sité exer­çant à l’étranger, pour créer une gale­rie et cons­ti­tuer une col­lec­tion, avec un esprit d’ouver­ture sur des artis­tes venus d’hori­zons géo­gra­phi­ques, cultu­rels et esthé­ti­ques dif­fé­rents, et qui ont fait de Paris, à titre tem­po­raire ou per­ma­nent, leur capi­tale de vie, de créa­tion et de rayon­ne­ment inter­na­tio­nal.

L’idée de faire tra­vailler sur ce poème les artis­tes de deux nou­vel­les géné­ra­tions a germé en 1995. J’ai voulu pren­dre le relais de l’ini­tia­tive de Claude Aveline, j’ai orga­nisé deux expo­si­tions col­lec­ti­ves dans ma gale­rie, en 1996 et en 2005, et j’ai fait tra­duire le poème dans quatre autres lan­gues. La moitié des artis­tes appar­tien­nent à ma gale­rie et les autres ont été séduits par mon projet.

Contrairement à Claude Aveline, je n’ai pas cher­ché à avoir une seule oeuvre de 100 ou 200 artis­tes, mais une mul­ti­tude d’oeu­vres d’une ving­taine d’artis­tes, même si cer­tains n’en feront qu’une ou deux seu­le­ment. Je ne leur ai imposé aucune contrainte, mais au contraire je les ai inci­tés, si le poème les ins­pi­rait, à créer plu­sieurs Portraits de l’Oiseau avec les for­mats, les médiums et les sup­ports de leur choix : pein­tu­res sur toile et sur papier, des­sins, sculp­tu­res et objets, estam­pes et livres d’artiste à un ou plu­sieurs exem­plai­res. Le Musée d’Issoudun a appelé "troi­sième volière" cette col­lec­tion d’oeu­vres ache­tées aux artis­tes de 1990 à 2014, et que nous conti­nuons à enri­chir au fil des années.

Des conser­va­teurs de musées et direc­teurs de cen­tres d’art se sont inté­res­sés à notre col­lec­tion ont beau­coup appré­cié son carac­tère inter­na­tio­nal et les sup­ports mul­ti­ples des œuvres. L’ensem­ble est riche et har­mo­nieux.

Les visi­teurs sont invi­tés à la décou­verte, à la réflexion, à la jouis­sance et à lais­ser libre cours à leur propre créa­ti­vité, pour conti­nuer la saga lancée en 1950 par Claude Aveline.

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