Fadi YAZIGI, BEYROUTH. Peintures récentes sur papier et sur cuir.

Du 19 octobre au 29 novembre - Galerie Claude Lemand

  • YAZIGI, Beyrouth 1.

    Beyrouth 1, 2020. Technique mixte sur papier, 68 x 138 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 3.

    Beyrouth 3, 2020. Technique mixte sur papier, 68 x 138 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 8.

    Beyrouth 8, 2020. Acrylique sur cuir, 86 x 106 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 9.

    Beyrouth 9, 2020. Acrylique sur cuir, 91 x 110 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 10.

    Beyrouth 10, 2020. Acrylique sur cuir, 90 x 126 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 11.

    Beyrouth 11, 2020. Acrylique sur cuir, 92 x 130 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 4.

    Beyrouth 4, 2020. Technique mixte sur papier, 68 x 138 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 5

    Beyrouth 5, 2020. Technique mixte sur papier, 68 x 138 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 6.

    Beyrouth 6, 2020. Technique mixte sur papier, 68 x 138 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 7.

    Beyrouth 7, 2020. Technique mixte sur papier, 68 x 138 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 12.

    Beyrouth 12, 2020. Acrylique sur cuir, 124 x 125 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • YAZIGI, Beyrouth 13.

    Beyrouth 13, 2020. Acrylique sur cuir, 78 x 118 cm. © Fadi Yazigi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

Fadi YAZIGI, BEYROUTH. Peintures récen­tes sur papier et sur cuir.
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Edgar Davidian. FADI YAZIGI.

Né à Lattaquié en 1968, vivant tou­jours à Damas, Fadi Yazigi est aujourd’hui confronté aux aléas de la guerre et de son ins­pi­ra­tion, reflet de ses œuvres toutes mar­quées par les vio­len­ces meur­triè­res. Même si l’humour, un esprit joyeux et une énergie vitale sont ses poin­tes de lance.

Ses petits reliefs en argile cou­leur ter­ra­cotta, minus­cu­les per­son­na­ges de la rue, croi­sés au hasard d’une jour­née ou ren­contrés entre voi­sins fami­liers. Authentique jour­nal d’une chro­ni­que urbaine plus amère que douce, mais trai­tée avec ama­bi­lité, gen­tillesse, un cer­tain charme. Sur un réa­lisme qui se vou­drait tendre et humain, tout en ne négli­geant pas une cer­taine notion de cari­ca­ture popu­laire amu­sante, ces per­son­na­ges ven­trus, fessus, aux jambes et bras proé­mi­nents, aux yeux ronds et glo­bu­leux, aux dos cour­bés - com­ment être autre­ment avec cette funeste fata­lité ? -, sont tous bons­hom­mes et sans méchan­ceté aucune.

Proches les uns des autres (le mal­heur, comme le bon­heur, unit), ils gar­dent l’espoir en tenant dans leurs bras une gerbe de fleurs, une tortue, une colombe, un chien, ... Les ani­maux ont une bonne part dans ces repré­sen­ta­tions car, dans la ronde répé­ti­tive de ces reliefs dif­fé­rem­ment grou­pés, le monde ani­ma­lier est aussi source de sym­bo­lisme. Fantaisie de l’ima­gi­naire ou réa­lité crue, tels ces éléphants et éléphanteaux, trom­pes en l’air, masses énormes aux cour­bes lour­des, qui jouent en toute légè­reté, inno­cence et liberté.

Avec talent, labeur et un sens précis et fin du détail, Fadi Yazigi, au départ pein­tre, érige en fan­tas­sin de la démo­cra­tie l’art au niveau de témoi­gnage. Témoignage empreint tout à la fois d’une cer­taine fraî­cheur, d’un cer­tain parti pris pour la vie et, bien entendu, d’une indé­nia­ble gra­vité, à la dimen­sion d’un envi­ron­ne­ment trou­ble et trou­blant.

(Edgar Davidian, L’Orient Le Jour, 24.06.2015)

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