CHOUKINI - NOUVELLES SCULPTURES.

Du 17 août au 17 octobre - Espace Claude Lemand

  • Choukini, Chardon.

    Chardon, 2016. Acajou, 108 x 39 x 20,5 cm. Pièce unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Choukini, Lieu aux oliviers saccagés.

    Lieu aux oliviers saccagés, 2016. Iroko, 80 x 73 x 72 cm. Pièce unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Luth - Oud.

    Oud - Luth, 2018. Iroko, 84 x 36 x 8 cm. Pièce unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Griffes d’ourson.

    Griffes d'ourson, 2016. Sculpture en iroko, 96 x 38 x 16 cm. Pièce unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Nuage.

    Nuage, 2020. Sculpture en chêne, 75 x 13 x 5 cm. Pièce unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Nu.

    Nu, 2020. Sculpture en chêne, 103 x 24 x 38 cm. Pièce unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Figure.

    Figure, 2020. Sculpture en chêne, 106,5 x 47,5 x 25 cm. Pièce unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

Chaouki CHOUKINI - NOUVELLES SCULPTURES.
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Né au Liban en 1946, le sculp­teur franco-liba­nais Chaouki Choukini vit et tra­vaille en France. Une bourse de 1967 lui permet d’étudier et d’obte­nir son diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris en 1972. Il obtient le Prix de la Jeune Sculpture en 1978. Il entre­prend en 1984 avec sa femme un long voyage au Japon, qui sera un tour­nant dans sa vie et son oeuvre. De 1985 à 1987, il est pro­fes­seur de sculp­ture à l’Université liba­naise de Tripoli, et de 1989 à 1991, il est pro­fes­seur de sculp­ture à l’Université jor­da­nienne de Yarmouk. Depuis, il vit et tra­vaille en France. Prix de la Fondation Taylor en 2010. Prix de la Fondation Pierre Gianadda de la Sculpture de l’Académie des Beaux Arts de France en 2015, pour récom­pen­ser l’ensem­ble de son oeuvre.

Nombreuses expo­si­tions per­son­nel­les et col­lec­ti­ves, dont celle de l’Institut du Monde Arabe en 1991. Il par­ti­cipe avec 7 sculp­tu­res à l’expo­si­tion de l’IMA Le corps décou­vert, de mars à août 2012. Les sculp­tu­res de Choukini sont dans les col­lec­tions de plu­sieurs ins­ti­tu­tions, telles la National Gallery of Jordan, Amman ; le Mathaf : Arab Museum of Modern Art, Doha, Qatar ; l’Institut du monde arabe, Paris, dans les col­lec­tions du FNAC et du FDAC en France. Depuis octo­bre 2018, le Musée de l’Institut du monde arabe détient la plus grande col­lec­tion au monde de sculp­tu­res de Chaouki Choukini, grâce à la Donation Claude & France Lemand.
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Salah Stétié.

« Ce liba­nais venu en France direc­te­ment de son vil­lage du Liban-Sud, sculp­tait alors dans le bois d’étranges cons­truc­tions, ima­gi­nai­res et sobre­ment baro­ques, dont l’évidence for­melle, pour­tant à la limite de l’oni­risme, s’impo­sait : c’étaient tout à la fois des monu­ments chi­mé­ri­ques, des damiers pour jeux de hasard antho­lo­gi­ques, des figu­ri­nes imbri­quées et impli­quées dans une sorte de “grand jeu” méta­phy­si­que. Depuis, Choukini s’est dépouillé au béné­fice des cour­bes et des plans : usant du maté­riau comme d’un cla­vier, il en tire de puis­san­tes et déli­ca­tes orga­ni­sa­tions for­mel­les sur les­quel­les se pose, comme au second degré, la sug­ges­tion figu­rante. Le mot “cla­vier” dans ce cas me paraît le plus propre à tra­duire l’effet recher­ché et obtenu qui est celui d’une musi­que, par­fois simple et pure à la façon d’une mélo­die, par­fois plus com­plexe et comme orches­trale. La musi­que muette des sculp­tu­res de Choukini est un défi à l’absurde canon qui tonne ici ou là pour tuer, mais il n’y par­vien­dra pas, l’âme et le corps du Liban, mon­ta­gne dure et tendre comme les sculp­tu­res et le sculp­teur dont je parle.

En 40 ans de pra­ti­que de la sculp­ture, Chaouki Choukini est resté fidèle à lui-même. Cet homme venu du Liban, pays de pier­res et de soleil, est tou­jours atten­tif à la sin­cé­rité des choses et des formes, ... pri­vi­lé­giant par moments la musi­que de la matière et par moments la repré­sen­ta­tion objec­tive. Cet équilibre savant fait frémir d’émotion cha­cune des créa­tions de Choukini. La sculp­ture de Choukini dit l’étrangeté poé­ti­que, et si sou­vent tra­gi­que, de notre condi­tion. ».

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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