Portraits de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas. - OULD MOHAND.

Du 3 au 10 juin - Musée. Institut du monde arabe.

  • Abderrahmane Ould MOHAND, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1996. Page d'un livre unique en feuilles, sous couverture illustrée, entièrement manuscrit et peint, 38 x 28 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Abderrahmane Ould Mohand et Succession Claude Aveline.

  • Abderrahmane Ould MOHAND, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1996. Double page d’un livre unique en feuilles, sous couverture illustrée, entièrement manuscrit et peint, 38 x 28 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Abderrahmane Ould Mohand et Succession Claude Aveline.

PORTRAITS DE L’OISEAU-QUI-N’EXISTE-PAS - OULD MOHAND.
Claude Lemand.

Né en 1960 à Alger dans une famille kabyle, Mohand fré­quente l’Ecole des Beaux-arts d’Alger jusqu’en 1983 (pre­mier prix de pein­ture) puis celle de Paris jusqu’en 1987. Il réa­lise sa pre­mière expo­si­tion per­son­nelle à Alger en 1983. Il expose ensuite régu­liè­re­ment à Paris et dans d’autres villes et par­ti­cipe à de nom­breu­ses expo­si­tions col­lec­ti­ves, en Algérie et en France.

« La pein­ture est, en Algérie, la dis­ci­pline artis­ti­que où s’opè­rent le plus de chan­ge­ments heu­reux. On peut d’ores et déjà affir­mer que les Issiakhem, Khadda, Benanteur auront de dignes suc­ces­seurs. (…) En regar­dant les toiles d’Ould-Mohand, une ten­ta­tion de clas­si­fi­ca­tion surgit : celle de situer le pein­tre dans ce cou­rant pic­tu­ral qui a tenté beau­coup de ses aînés, un cou­rant axé sur la recher­che de signes magh­ré­bins, où motifs ber­bè­res et ara­bes­ques contri­buent à “res­sour­cer” le tra­vail plas­ti­que. C’est vrai qu’Ould-Mohand s’inté­resse à tous ces signes venus des âges loin­tains, pour nous parler d’une sen­si­bi­lité et d’un rap­port au monde, mais il le fait sans suren­chère et sur­tout sans pas­si­vité. Il ne suffit pas de s’acca­pa­rer de signes, de les pla­quer sur une toile pour récu­pé­rer son iden­tité. Être désa­liéné, n’est-ce pas plutôt se sentir en accord avec soi-même ? N’est-ce pas refu­ser de se déro­ber aux sol­li­ci­ta­tions de l’ima­gi­na­tion et aux exi­gen­ces du tra­vail sérieux ? La toile de pein­ture, comme toutes les œuvres d’art accom­plies, crée une dyna­mi­que, un dia­lo­gue, un désir de bous­cu­ler les hori­zons.
(Tahar Djaout, Ould-Mohand - l’exu­bé­rance et la rigueur, 1985).

Les oiseaux de Mohand

Mohand a décou­vert le poème de Claude Aveline à un moment de son par­cours artis­ti­que où sa pein­ture était tota­le­ment abs­traite, mais dou­blée d’une recher­che sur le signe. Il a relevé le défi de la figu­ra­tion et réa­lisé deux somp­tueux livres, pour enfants et adul­tes, dans une syn­thèse per­son­nelle entre les anciens manus­crits enlu­mi­nés magh­ré­bins et anda­lous, les des­sins des pote­ries et tapis ber­bè­res et toute la renais­sance contem­po­raine des arts du livre pour la jeu­nesse.

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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