Portraits de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas. - DANIEL KNODERER.

Du 25 mai au 2 juin - Musée. Institut du monde arabe.

  • Daniel KNODERER, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 7.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1993. Reliure originale sur un exemplaire du livre de Claude Aveline - Ossip Zadkine, Genève, 1964. Plats recouverts de cuir et de papier incrustés de métal, surmontés de pièces de plastique, 41 x 31 x 4 cm. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Daniel Knoderer et Succession Claude Aveline.

  • Daniel KNODERER, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 1.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1990. Reliure originale sur un exemplaire du livre de Claude Aveline - Ossip Zadkine, Genève, 1964. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Daniel Knoderer et Succession Claude Aveline.

  • Daniel KNODERER, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 2.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 2, 1990. Reliure originale sur un exemplaire du livre de Claude Aveline - Ossip Zadkine, Genève, 1964. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Daniel Knoderer et Succession Claude Aveline.

  • Daniel KNODERER, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 3.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1990. Reliure originale sur un exemplaire du livre de Claude Aveline - Ossip Zadkine, Genève, 1964. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Daniel Knoderer et Succession Claude Aveline.

  • Daniel KNODERER, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas 6.

    Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas, 1992. Reliure originale sur un exemplaire du livre de Claude Aveline - Ossip Zadkine, Genève, 1964. Donation Claude & France Lemand 2018. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Daniel Knoderer et Succession Claude Aveline.

PORTRAIT DE L’OISEAU-QUI-N’EXISTE-PAS - DANIEL KNODERER.

Né en 1948 à Paris. Artiste-relieur de génie, long­temps mar­gi­na­lisé par le milieu pro­fes­sion­nel des relieurs d’art et celui des biblio­phi­les ama­teurs de reliu­res ori­gi­na­les. Entre 1990 et 1992, Claude Lemand lui confiera 23 livres, dont 7 exem­plai­res de l’ouvrage de Zadkine / Aveline, Portrait de l’Oiseau-Qui-N’Existe-Pas et Autres poèmes, Genève, 1965. Toutes ces reliu­res seront expo­sées en 1993 à la Bibliothèque his­to­ri­que de la Ville de Paris, décri­tes et repro­dui­tes dans le cata­lo­gue de l’expo­si­tion Knoderer, 150 reliu­res.

La revue Arts et Métiers du Livre lui consa­cre un long arti­cle dans son n° 250, octo­bre-novem­bre 2005 : Marie Akar, Daniel Knoderer, le relieur libre et indomp­ta­ble. Extraits de l’entre­tien :

« Je relie uni­que­ment des livres que j’ai lus, que j’aime, qui m’inté­res­sent. C’est quand j’ai assi­milé le livre et ce qu’il contient, texte et illus­tra­tion, que mon tra­vail peut com­men­cer. Souvent sans a priori et pres­que tota­le­ment impro­visé, comme pour une pièce de musi­que moderne : les choix tech­ni­ques et plas­ti­ques - cou­leurs, matiè­res - s’impo­sent à moi, sans que je m’en sente vrai­ment res­pon­sa­ble. C’est tou­jours le livre qui déclen­che chez moi l’envie de pren­dre telle ou telle direc­tion ; sans le livre, je ne fais rien !

Je réa­lise moi-même toutes les opé­ra­tions sur mes reliu­res. Cela m’est essen­tiel, car c’est la seule solu­tion pour éviter que la pro­gres­sion du tra­vail ne se fige en route. Je suis ainsi l’évolution ou le chan­ge­ment de direc­tion qui se pré­sente. En reliure, habi­tuel­le­ment, quand la maquette est faite, tout est fini, décidé, il ne reste plus qu’à façon­ner. Dans mon tra­vail, c’est l’inverse : dès que le livre est cousu, l’aven­ture com­mence et je ne sais jamais où elle finira ; c’est l’impres­sion que je garde du livre qui me guide. Quant aux doru­res, elles sont effec­tuées avec des fers ori­gi­naux que je grave moi-même ; je dore à main levée dans l’ins­tant, sans maquette préa­la­ble. Je tra­vaille à toute vitesse, dans l’urgence de voir la suite. J’ai besoin du tumulte et du chaos pour bien tra­vailler.

Je choi­sis tous les maté­riaux selon qu’à un moment donné ils sont le pro­lon­ge­ment de mon idée et du dérou­le­ment de la reliure. Ces maté­riaux per­met­tent des effets et des résul­tats impos­si­bles à obte­nir avec les maté­riaux tra­di­tion­nels de la reliure. On peut penser que c’est de la pro­vo­ca­tion d’uti­li­ser des objets du quo­ti­dien et étrangers à la reliure. Pourtant, Arrabal l’auteur et Balthazar l’illus­tra­teur m’ont tous deux féli­cité, car ma reliure n’est pas plus folle que leur livre. C’est l’uni­vers de l’auteur qui me motive et me fait pro­duire une reliure à l’échelle de sa déme­sure. L’impor­tant, c’est le contenu. »
(Daniel Knoderer, octo­bre 2005)

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