Mon Hommage à NOTRE-DAME - Une peinture de Hussein TAÏ.

Du 12 au 15 avril - Musée. Institut du monde arabe.

  • Hussein TAÏ, Notre-Dame. Elle était là.

    Elle était là (Kânat Hunâka), 2020. Un ensemble de 16 peintures. Technique mixte sur papier, 40 x 30 cm. Copyright Hussein Taï. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

HUSSEIN TAÏ,
Hommage à Notre-Dame. Elle était là.

www.ima­rabe.org

Les dona­teurs Claude et France Lemand, bou­le­ver­sés par l’incen­die qui a ravagé, le 15 avril 2019, l’emblé­ma­ti­que cathé­drale Notre-Dame de Paris, ont demandé à des artis­tes du monde arabe et des dia­spo­ras, tou­chés eux aussi par ce drame, d’appor­ter leur témoi­gnage.

Hussein Taï (Iraq, 1966-Danemark)

« Les lon­gues et atro­ces années de guerre ont accom­pa­gné et marqué mon enfance et ma jeu­nesse à Bagdad durant les années 1980 et 1990. Ma mémoire est pleine des images de guer­res et d’explo­sions, ... Comme des mil­lions de télé­spec­ta­teurs, j’ai vu l’incen­die qui a ravagé Notre-Dame de Paris, sou­vent en direct. Mon émotion et ma tris­tesse étaient pro­fon­des de voir ce chef-d’oeuvre de l’art gothi­que ris­quer de dis­pa­raî­tre.

Me sont reve­nues à la mémoire les images de mon pre­mier voyage à Paris et de ma visite de cette admi­ra­ble cathé­drale : beauté et majesté de l’archi­tec­ture, génie et vir­tuo­sité des artis­tes qui ont pro­duit ses vitraux, ses sculp­tu­res, ... J’ai revu les scènes du roman de Victor Hugo, Le Bossu de Notre-Dame dans la tra­duc­tion arabe : le bon carillon­neur Quasimodo et la belle dan­seuse Esméralda, ...

J’ai appelé de mes voeux la pluie qui aurait vite éteint l’incen­die. Je pense que nous étions très nom­breux à tra­vers le monde à prier afin que la Vierge Marie inter­vienne pour pro­té­ger sa cathé­drale et éloigne les flam­mes. D’où le titre de mon oeuvre : Kânat Hunâk (Elle était là). »
(Hussein Taï, Copenhague. Traduit de l’arabe par Claude Lemand)

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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