Mon Hommage à NOTRE-DAME - Une peinture de Dia AL-AZZAWI.

Du 7 au 10 avril - Musée. Institut du monde arabe.

  • AZZAWI, Notre-Dame.

    Notre-Dame, 2019. Acrylique sur bas-relief en bois, 60 x 39 x 7 cm. Double face. © Dia Al-Azzawi. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

DIA AL-AZZAWI,
A Tribute to Notre-Dame, 2019.

www.ima­rabe.org

Les dona­teurs Claude et France Lemand, bou­le­ver­sés par l’incen­die qui a ravagé, le 15 avril der­nier, l’emblé­ma­ti­que cathé­drale Notre-Dame de Paris, ont demandé à des artis­tes du monde arabe et des dia­spo­ras, tou­chés eux aussi par ce drame, d’appor­ter leur témoi­gnage.

Dia Al-Azzawi (Iraq, 1939-Londres).

" Dia Al-Azzawi a peint à l’acry­li­que ce bas-relief en double face. Peinture de dimen­sions modes­tes mais puis­sante, l’artiste réa­gis­sant tou­jours avec force et jus­tesse face aux événements tra­gi­ques de l’Histoire. Né à Bagdad en 1939, il s’est ins­tallé à Londres en 1976. La visite des musées d’Europe lui a permis de s’ouvrir aux arts de nom­breu­ses civi­li­sa­tions et de redé­cou­vrir la riche civi­li­sa­tion de la Mésopotamie et les manus­crits de l’âge d’or de la civi­li­sa­tion arabe de l’époque des cali­fes abbas­si­des. Il aurait voulu n’être que l’artiste de la Joie de vivre et de la moder­nité arabe posi­tive, que son art contri­bue au bon­heur de tous et à l’émergence d’une nou­velle civi­li­sa­tion arabe, en har­mo­nie avec elle-même et avec les autres civi­li­sa­tions.

Mais l’his­toire de l’huma­nité est tra­gi­que et Dia Al-Azzawi est sur­tout connu pour ses oeu­vres magis­tra­les qui témoi­gnent des guer­res et des mas­sa­cres qui ont ensan­glanté le Proche-Orient : Sabra & Chatila, Bilad al-sawad (« Terre noire d’Irak », 1991-2011), Jenine (en Palestine). En sep­tem­bre 2001, il a peint Black Roots, une vision de cau­che­mar à New York : les deux tours tou­jours debout mais noires et cal­ci­nées, les flam­mes qui mon­tent sont immen­ses mais som­bres, le ciel est cou­vert de cen­dres et l’hori­zon est noir.

Dans Notre-Dame, il a des­siné le profil de l’édifice en blanc sur fond noir, tra­versé par une masse rouge, sym­bole de l’incen­die mais sym­bole aussi de la vie renais­sante. De dos, c’est une repré­sen­ta­tion de la Vierge, enve­lop­pée dans son man­teau, les mains levées et ouver­tes, dans un mou­ve­ment ascen­sion­nel. De face, l’ensem­ble de la masse rouge est une repré­sen­ta­tion de la Vierge, comme accom­pa­gnée dans son assomp­tion par les gran­des flam­mes qui l’épargnent. Le rouge vif de la flamme met en lumière le signe de la Croix découpé en creux, sym­bole de Jésus cru­ci­fié dans les bras de Marie qui le porte comme son enfant. Le profil de la Vierge est une appa­ri­tion en rouge plus dense que le rouge des flam­mes, une pré­sence qui domine l’incen­die et pro­tège l’édifice." (Claude Lemand)

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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