KHALED TAKRETI - POP ARTISTE.

Du 14 février au 12 mars - Galerie Claude Lemand

  • Takreti, Joujoux, Hiboux, Cailloux (Les Grands Enfants).

    Joujoux, Hiboux, Cailloux (Les Grands Enfants), 2007-2008. Acrylique sur papier sur toile, 130 x 320 cm. Collection privée. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Vélo 1.

    Vélo 1, 2015. Acrylique sur toile, 114 x 146 cm. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Takreti, Vélo 4.

    Vélo 4, 2016. Acrylique sur toile, 130 x 195 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Takreti, Vélo 5.

    Vélo 5, 2016. Acrylique sur toile, 114 x 146 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Beyrouth.

    Beyrouth, 2020. Acrylique sur toile, 150 x 120 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Souad Hosni.

    Souad Hosni, 2015. Acrylique sur toile, 162 x 97 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Nadia Gamal.

    Nadia Gamal, 2015. Acrylique sur toile, 162 x 97 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Vélo 2.

    Vélo 2, 2014. Acrylique sur toile, 114 x 146 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • TAKRETI, Lol.

    Lol, 2014. Acrylique sur toile, 200 x 350 cm. © Khaled Takreti. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

KHALED TAKRETI - POP ARTISTE.
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Khaled Takreti est un artiste sin­gu­lier. Lorsqu’il ne peint pas des por­traits ou des per­son­na­ges ano­ny­mes, il uti­lise de manière récur­rente l’ironie et l’auto­dé­ri­sion dans ses œuvres. Son étonnant auto­por­trait Bike 1 (2012), où il se repré­sente lui-même en bicy­clette, fon­dant en une seule entité homme et objet. Cette appro­che ne vise pas à sus­ci­ter un rire facile. Pour l’artiste, comme pour Kierkegaard, l’humour repose tou­jours sur un fond de sérieux et, chez lui, tout autant sur un tra­vail d’intros­pec­tion sous-jacent. Ainsi, Joujoux, Hiboux, Cailloux (2014) met certes en scène des per­son­na­ges étranges, baro­ques, pit­to­res­ques, aux tons aci­du­lés, placés sur des fonds cons­ti­tués de grands aplats colo­rés. Pourtant, l’esthé­ti­que Pop’art sug­gé­rée ne doit guère être prise au pre­mier degré, car les visa­ges mélan­co­li­ques et les atti­tu­des tra­his­sent, lorsqu’on s’y attarde, un non-dit lourd de sens dont l’inter­pré­ta­tion est lais­sée au regar­deur.

Son lan­gage pic­tu­ral, très proche du Pop Art, lui permet d’abor­der les tra­vers du monde qui l’entoure (par exem­ple les excès liés à la société de consom­ma­tion, les res­tric­tions de la liberté) avec un humour sar­cas­ti­que teinté d’auto­dé­ri­sion, lorsqu’il inclut sa propre image dans sa com­po­si­tion. Toutefois, cet humour repose sur un évident fond de sérieux ; il semble cor­res­pon­dre à la magis­trale défi­ni­tion qu’en don­nait Chris Marker : « la poli­tesse du déses­poir » et tra­duit tou­jours un second degré.

Chez Khaled Takreti, c’est dans la mono­chro­mie que se joue la tra­gé­die. Beyrouth (2020) résonne comme un hom­mage à la capi­tale avant l’explo­sion, à tra­vers des éléments nar­ra­tifs faci­le­ment reconnais­sa­bles (le Rocher aux pigeons de Raouché, un plan de la ville, la Statue des Martyrs, une façade peinte sur un immeu­ble d’Hamra, un mur tagué d’un por­trait de Fairouz par Yazan Halwani, etc.).

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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