Mahjoub BEN BELLA, PEINTURES.

Du 3 au 24 janvier - Galerie Claude Lemand

  • Ben Bella, Afrika Luna.

    Afrika Luna, 2005. Huile sur toile, 130 x 162 cm. © Succession Mahjoub Ben Bella. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Ben Bella, Femmes d’Alger (d’après Delacroix)

    Femmes d'Alger (d'après Delacroix), 2012. Huile sur toile, 150 x 150 cm. © Mahjoub Ben Bella. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Ben Bella, Carnaval.

    Carnaval, 2015. Huile sur toile, 146 x 114 cm. © Mahjoub Ben Bella. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Ben Bella, Samarkand.

    Samarkand, 2017. Huile sur toile, 162 x 130 cm. © Mahjoub Ben Bella. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Mahjoub BEN BELLA, Traviata.

    Traviata, 2016. Huile sur toile, 146 x 114 cm. © Succession Mahjoub Ben Bella. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

Mahjoub BEN BELLA, PEINTURES.
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Jack Lang. « J’ai bien connu Mahjoub Ben Bella. J’aimais son œuvre intense, lumi­neuse et sen­si­ble. Peintre déli­cat, il pei­gnait ses rêves et nous les offrait en par­tage. Formé dans les écoles des Beaux-arts d’Oran, puis à Tourcoing et à Paris, il s’ins­talle en France, dans le Nord gris et cha­leu­reux qui, rapi­de­ment, l’adopte. Ce Nord accueillant, Mahjoub Ben Bella l’illu­mi­nera des cou­leurs, de la lumière de sa Méditerranée natale et de son pays, l’Algérie qui cou­lait pas­sion­né­ment dans ses veines. Peinte neuf jours avant sa dis­pa­ri­tion, sa der­nière pein­ture sur son lit d’hôpi­tal en est la par­faite illus­tra­tion.

Il fut un pein­tre vir­tuose aux mul­ti­ples facet­tes. Parallèlement à ses gran­des et peti­tes pein­tu­res sur toile, sur papier, sur bois ou sur pavés, il réa­li­sera des céra­mi­ques, des objets, des gra­vu­res, des per­for­man­ces et des fres­ques monu­men­ta­les dans des lieux publics. En 1986, il pein­dra les célè­bres pavés du Paris-Roubaix, L’envers du Nord, fres­que rou­tière de 12 kilo­mè­tres, véri­ta­ble tapis de signes, rou­leau magi­que d’écritures. En juin 1988, il rendra à Wemblay un fra­ter­nel hom­mage à Nelson Mandela.
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Biographie. Né en 1946 à Maghnia, dans l’ouest algé­rien. Sa for­ma­tion se fait dans les écoles des Beaux-arts d’Oran, puis à Tourcoing et à Paris. Il s’établit en France. Peintre aux mul­ti­ples facet­tes, il réa­lise des oeu­vres monu­men­ta­les, des céra­mi­ques, des objets, à côté de ses gran­des et peti­tes pein­tu­res sur toile, sur papier, sur bois ou sur pierre. Performances et gran­des réa­li­sa­tions monu­men­ta­les pour les lieux publics. Nombreuses expo­si­tions per­son­nel­les et col­lec­ti­ves dans les musées, cen­tres d’art et gale­ries d’Europe et du Proche-Orient. A ce jour, Mahjoub Ben Bella est repré­senté dans vingt musées et col­lec­tions publi­ques. Collections pri­vées à tra­vers le monde. Grâce à la Donation Claude et France Lemand, le musée de l’Institut du monde arabe est riche de seize de ses éclairantes pein­tu­res.

« Longtemps réglées par la gra­phie arabe, les créa­tions de Mahjoub Ben Bella n’en ont conservé peu à peu que le maté­riau pic­tu­ral, don­nant à voir une œuvre dense qui s’ins­crit dans un double héri­tage : celui de la cal­li­gra­phie arabe et de la pein­ture euro­péenne. Qu’il joue sur la pro­fu­sion des motifs ou sur les per­for­man­ces de sa gamme chro­ma­ti­que, l’artiste crée un cons­tant et minu­tieux dia­lo­gue du signe et de la cou­leur. » (Mustapha Laribi, Algérie à l’affi­che, 1998)

« Sa pein­ture est un chant incan­ta­toire. Dans ses toiles, il com­pose des champs sacrés dont les sillons nous entraî­nent au-delà du simple lyrisme. Il se laisse pos­sé­der par le ver­tige de l’écriture jusqu’à l’extase, jusqu’à deve­nir le chan­tre d’un livre de priè­res à la gloire même de l’Art. » (Jean-Louis Pinte, Les champs sacrés de Ben Bella, cité in Le Figaroscope, Paris).

« Chacune de ses œuvres exprime avec maî­trise la force d’une trans­fi­gu­ra­tion. L’auto­ma­tisme engen­dre le signe, la lumière et la matière, accor­dés pour écrire des pay­sa­ges rêvés, des mondes oubliés. La musi­que est indis­so­cia­ble de ses gran­des com­po­si­tions fron­ta­les, à la sen­sua­lité joyeuse. » (L. Harambourg, La Gazette Drouot)

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