HOMMAGE A BEYROUTH - Salâmun li Bayrût - DENIS MARTINEZ.

Du 18 au 28 mars - Fonds Claude & France Lemand-IMA

  • MARTINEZ, Et moi je marche - Wa ana amchi 1.

    Et moi je marche - Wa ana amchi 1, 2020. Technique mixte (acrylique et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. © Denis Martinez. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • MARTINEZ, Et moi je marche - Wa ana amchi 2.

    Et moi je marche - Wa ana amchi 2, 2020. Technique mixte (acrylique et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. © Denis Martinez. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • MARTINEZ, Et moi je marche - Wa ana amchi 3.

    Et moi je marche - Wa ana amchi 3, 2020. Technique mixte (acrylique et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. Signé et daté par l'artiste. © Denis Martinez. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • MARTINEZ, Et moi je marche - Wa ana amchi 4.

    Et moi je marche - Wa ana amchi 4, 2020. Technique mixte (acrylique et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. © Denis Martinez. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • MARTINEZ, Et moi je marche - Wa ana amchi 5.

    Et moi je marche - Wa ana amchi 5, 2020. Technique mixte (acrylique et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. © Denis Martinez. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • MARTINEZ, Et moi je marche - Wa ana amchi 6.

    Et moi je marche - Wa ana amchi 6, 2020. Technique mixte (acrylique et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. © Denis Martinez. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • MARTINEZ, Et moi je marche - Wa ana amchi 7.

    Et moi je marche - Wa ana amchi 7, 2020. Technique mixte (acrylique et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. © Denis Martinez. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

HOMMAGE A BEYROUTH - Salâmun li Bayrût - DENIS MARTINEZ.
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وانا امشي - Pour ma par­ti­ci­pa­tion à l’expo­si­tion ’’HOMMAGE A BEYROUTH".

Sept œuvres, sep­tem­bre 2020. Technique mixte (acry­li­que et crayon gras) sur papier canson, 65 x 50 cm. Série ’’ET MOI JE MARCHE", numé­ro­tée au dos (Et moi je marche, de 01 à 07).

Choix de l’hom­mage à Beyrouth, à tra­vers le titre d’une chan­son du chan­teur liba­nais Marcel Khalifa.

Mon accord pour ma par­ti­ci­pa­tion à cette expo­si­tion, après la ter­ri­ble catas­tro­phe de Beyrouth, devait m’amener à réagir avec une moti­va­tion sen­ti­men­tale, ali­men­tée par cer­tains sou­ve­nirs qui m’ont ramené aux années 70 en Algérie. Pour la jeu­nesse algé­rienne de cette époque, le Liban c’était Fayrouz mais sur­tout Marcel Khalifa, avec ses chants enga­gés qui nous étaient plus pro­ches.

C’est en Algérie, en 1977, que Marcel Khalifa avait fait ses pre­miers concerts hors du Liban. Il y avait par­ti­cipé à une fête de la jeu­nesse et fait une tour­née dans cer­tai­nes villes du pays. C’est comme ça que je l’avais ren­contré à Blida où nous l’avions invité. Son chant « Mounadhiloun » était devenu le chant de la jeu­nesse algé­rienne mili­tante.

En consul­tant son réper­toire, j’ai décou­vert le chant وانا امشي , ’’Et moi je marche’’. Cela m’a tout de suite accro­ché, car il exprime l’espoir malgré tout. Le 6 novem­bre 2019, Marcel Khalifa a fait une décla­ra­tion où il dit :’’Je salue le peuple algé­rien et lui sou­haite d’aller de l’avant’’.
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Traitement gra­phi­que des sept œuvres.
J’ai, d’abord, lancé sur le papier un gra­phisme noir acry­li­que rigide, agres­sif, comme des tra­jec­toi­res de pro­jec­ti­les, jusqu’à obte­nir une forme à chaque fois dif­fé­rente tout en lais­sant des trouées. Dans ces trouées, j’inter­viens avec du crayon gras noir pour trai­ter une appa­ri­tion de motifs enche­vê­trés que j’appelle « entê­te­ment cultu­rel ». Je fais ainsi réfé­rence à la rela­tion cultu­relle ber­bère avec les phé­ni­ciens qui avaient ins­tallé des comp­toirs com­mer­ciaux sur la cote libyenne (appel­la­tion de tout le magh­reb pen­dant l’anti­quité). Certains cher­cheurs disent que le mot « tifi­nagh », qui dési­gne l’écriture ama­zigh (ber­bère), est un fémi­nin plu­riel de « taf­niqt », qui veut dire « la phé­ni­cienne ».

Je décide alors d’un bas­cu­le­ment d’un espace rec­tan­gu­laire à chaque fois dif­fé­rent, un désé­qui­li­bre, une ins­ta­bi­lité pro­vo­quée par la vio­lence de l’événement. Ce bas­cu­le­ment lais­sant appa­rai­tre un fond de motifs enche­vê­trés traité cette fois ci à l’acry­li­que. C’est tou­jours cet « entê­te­ment cultu­rel », mais plus marqué et dans lequel j’incruste en arabe le titre du chant وانا امشي, placé à chaque fois dif­fé­rem­ment, selon le rythme du désé­qui­li­bre.

Après réflexion, pour plus d’impact, j’ajoute, sur chaque œuvre, un gros point rouge qui de son noyau laisse partir une petite flèche en début de spi­rale. En ali­gnant les sept œuvres, en res­pec­tant l’ordre, on obtient ainsi une impres­sion de mou­ve­ment avec une série de per­cus­sions comme une rafale.

Denis Martinez
Artiste plas­ti­cien algé­rien

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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