ETEL ADNAN, WRITING MOUNTAINS . Rétrospective .

Du 14 novembre 2014 au 8 mars 2015 - Museum der Moderne, Salzbourg, Autriche .

  • Etel Adnan, Rihla ... (Voyage au Mont Tamalpais).

    Rihla ila Jabal Tamalpais (Voyage au Mont Tamalpais), 2008. Aquarelle et encre de Chine sur cahier japonais, 30 x 10,5 cm x 54 pages : 30 x 567 cm. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Etel Adnan. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Etel Adnan, La Montagne 2

    La Montagne 2, 2014. Aquarelle et encre de chine sur papier, 52 x 70 cm. © Etel Adnan. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Etel Adnan, Paysage.

    Paysage, 2014. Huile sur toile, 32 x 41 cm. Donation Claude & France Lemand. Musée, Institut du monde arabe, Paris. © Etel Adnan. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

ETEL ADNAN, WRITING MOUNTAINS . Rétrospective, Museum der Moderne Salzburg

The Museum der Moderne Salzburg, as the first ins­ti­tu­tion in Austria, pre­sents the ver­sa­tile work of writer, poet, artist, and cultu­ral jour­na­list Etel Adnan, born 1925 in Beirut (Lebanon). Adnan’s most impor­tant publi­ca­tions include Sitt Marie-Rose (1977), The Arab Apocalypse (1980), and Journey to Mount Tamalpais (1986). In 1959, Etel Adnan, then already active as a writer, begins to paint and draw as well ; she sub­se­quently expands her crea­tive range by adding accor­dion-fold artist’s books, tapes­tries, and Super 8 mm films to her reper­toire.

The exhi­bi­tion traces Adnan’s artis­tic deve­lop­ment based on a selec­tion of roughly two hun­dred works and work groups. Adnan’s early color field pain­tings remi­nis­cent of archi­tec­ture are often com­pa­red with the work of Nicolas de Staël while there are also sty­lis­tic echoes of works by Paul Cézanne, Paul Klee, and Pablo Picasso. Mount Tamalpais, north of San Francisco, is an impor­tant source of ins­pi­ra­tion for Adnan. This moun­tain ins­pi­res her inves­ti­ga­tions of richly contras­ting colors in varia­tions and the limits of abs­trac­tion. Adnan’s images thus func­tion as souls­ca­pes within which her poetic lan­guage finds visual cor­res­pon­dence. Through their tran­sient mode of ope­ra­tion, Adnan’s works reflect the imme­diacy of her aes­the­tic expres­sion. They are stu­dies of colors and forms, and sket­ches of land­sca­pes, espe­cially of Mount Tamalpais. Thousands of works thus have been crea­ted over the years, sho­wing the moun­tain in dif­fe­rent colors, light situa­tions and times of year and day.

Accordion-fold artist’s books have held a spe­cial posi­tion within her work since 1964. The artist com­bi­nes hand­writ­ten poems by contem­po­rary Arabic poets with images on Japanese paper folded into book form, like tra­di­tio­nal ema­ki­mo­nos. Adnan has also desi­gned car­pets and tapes­tries since the 1950s. She atta­ches spe­cial impor­tance to making the dyna­mics of the colors visi­ble, as a refe­rence to Wassily Kandinsky. Roughly seventy shorts that she shot on Super 8mm film in the 1980s focus on cap­tu­ring her own per­so­nal per­cep­tion. She focu­ses here on the cap­tu­red light, colors, and move­ment rather than the sub­ject. Adnan offers a ver­sa­tile trans­cen­dence of lin­guis­tic, cultu­ral, and geo­gra­phic bor­ders with her works. The pieces repre­sent facets of her iden­tity, which in the artist’s view is a cons­tantly chan­ging pro­cess.

Curator : Tina Teufel, Museum der Moderne Salzburg.

Claude Lemand.
Peintre et écrivain, née à Beyrouth en 1925, Etel Adnan est liba­naise et amé­ri­caine. Elle a fait des études de phi­lo­so­phie à la Sorbonne, à Berkeley et à Harvard. Elle écrit de la poésie, des essais et des pièces de théâ­tre. Etel Adnan a joué un rôle de pion­nière au Liban et dans le monde arabe avec ses cahiers japo­nais manus­crits, des­si­nés et peints. Elle a sans doute été influen­cée par le poète-pein­tre anglais William Blake (1757-1827), et sur­tout par la tra­di­tion pari­sienne de la haute biblio­phi­lie et des livres d’artis­tes réa­li­sés par de grands pein­tres pari­siens tels que Sonia Delaunay (1885-1979), Fernand Léger (1881-1955), Joan Miro (1893-1983), ... Après avoir long­temps vécu en Californie, Etel Adnan réside aujourd’hui à Paris.
Première expo­si­tion de pein­ture en 1960 en Californie, alors qu’elle ensei­gnait la phi­lo­so­phie de l’art. Expositions per­son­nel­les à tra­vers le monde : Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni et plu­sieurs pays arabes. Nombreuses col­lec­tions publi­ques et pri­vées à tra­vers le monde : National Museum for Women in the Arts (Washington), World Bank Collection (Washington), Institut du monde arabe (Paris), British Museum (Londres), Musée Nicolas Sursock (Beyrouth), Musée d’art contem­po­rain (Tunis), Mathaf : Arab Museum of Modern Art (Doha), Contemporary Crafts Museum (New York, Los Angeles), National Royal Gallery (Amman).
Etel Adnan a joué un rôle de pion­nière au Liban et dans le monde arabe avec ses cahiers japo­nais manus­crits, des­si­nés et peints. Elle a sans doute été influen­cée par les manus­crits arabes enlu­mi­nés, par le poète-pein­tre anglais William Blake (1757-1827), et sur­tout par la tra­di­tion fran­çaise de la haute biblio­phi­lie et des livres d’artis­tes réa­li­sés par de grands pein­tres pari­siens tels que Sonia Delaunay (1885-1979), Fernand Léger (1881-1955), Joan Miro (1893-1983), ...

Emmanuel Daydé (extrait d’un arti­cle publié dans la revue Art Absolument)
La pein­ture comme la poésie d’Etel Adnan des­cen­dent de la mon­ta­gne pour plon­ger dans la mer. Expérience concrète d’une simul­ta­néité du passé et du pré­sent, son « labo­ra­toire alchi­mi­que » vient de loin, de très loin. Du soleil invaincu et de la mer tou­jours recom­men­cée. Du Liban, de la Grèce, de Paris et de la côte ouest amé­ri­caine. De la Méditerranée et du Pacifique. De l’ato­misme épicurien, du lyrisme triste de Mahmoud Dahwich et de la lin­guis­ti­que natu­ra­liste de Noam Chomsky. De l’icône, de la minia­ture per­sane, de la cal­li­gra­phie arabe, du tapis à motifs géo­mé­tri­ques, de l’Abstraction lyri­que, de l’Action pain­ting, du Minimal art et du cinéma expé­ri­men­tal. Voyageuse au cœur du cœur de tous ces pays, Etel Adnan demeure une nomade arabe qui chante, en une infi­nité de ghazal, l’amour fusion­nel de notre monde tra­gi­que. Si l’on en croit ses amis, « les gens se conten­tent d’un mira­cle une fois dans leur vie, mais Etel, elle, a besoin de mira­cles deux fois par jour ». Célébration de la beauté du monde, ses pein­tu­res hédo­nis­tes pour­sui­vent à leur manière le Talisman pro­phé­ti­que de Gauguin, que Sérusier a trans­mis aux Nabis, les « pro­phè­tes ».

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