CHAOUKI CHOUKINI - SCULPTURES. WOOD and BRONZE.

From 6 September to 7 October - Galerie Claude Lemand

  • Choukini, Lieu aux oliviers saccagés.

    Lieu aux oliviers saccagés, 2016. Iroko, 80 x 73 x 72 cm. Unique Piece. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Lute - Oud.

    Oud - Lute, 2018. Iroko wood, 84 x 36 x 8 cm. This piece is unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Griffes d’ourson.

    Griffes d'ourson, 2016. Sculpture in iroko, 96 x 38 x 16 cm. This piece is unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Cloud.

    Cloud, 2020. Sculpture in oak, 75 x 13 x 5 cm. This piece is unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Nude.

    Nude, 2020. Sculpture in oak, 103 x 24 x 38 cm. This piece is unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Figure.

    Figure, 2020. Sculpture in oak, 106,5 x 47,5 x 25 cm. This piece is unique. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Vieille poutre.

    Vieille poutre, 2016. Sculpture in oak, 75,5 x 18 x 18 cm. Unique piece. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • CHOUKINI, Bouche.

    Bouche, 1970. Original bronze, signed and numbered, 22,5 x 35,5 x 15 cm. Edition of 8 + 4 AP. © Chaouki Choukini. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

CHAOUKI CHOUKINI - SCULPTURES. WOOD and BRONZE.
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Chaouki CHOUKINI (born in 1946) By Thierry Savatier, August 2021.

Chaouki Choukini est né à Choukine (Sud du Liban) dans une famille mod­este, en 1946. Après avoir envisagé des études de médecine en Egypte, il se forma, grâce à une bourse du gou­verne­ment, à l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Paris de 1967 à 1972. En 1984, il effectua un voyage au Japon qui le marqua dans son approche plas­tique, traduites dans le choix de formes sobres et épurées. Il y ren­contra l’oncle de sa femme, le sculp­teur Fumio Otani ; celui-ci lui apprit les tech­niques tra­di­tion­nelles de sa dis­ci­pline qui lui per­mirent, à l’aide d’outils spé­ci­fiques, d’obtenir des résul­tats très dif­férents de ceux qui lui étaient fam­i­liers jusqu’alors. Il enseigna la sculp­ture à l’Université libanaise de Tripoli de 1985 à 1987, puis, de 1989 à 1991, à l’Université de Yarmouk (Jordanie). Il vit et tra­vaille en France depuis de nom­breuses années.

Au cours de ses études, il décou­vrit ses matériaux de prédilec­tion : l’argile, mais surtout le bois et la pierre. L’enseigne­ment, très académique à l’époque, aurait dû le con­duire à sculpter sur modèle vivant, mais il fut rapi­de­ment attiré par l’abstrac­tion.

Les sculp­tures de Chaouki Choukini témoignent de son esthé­tique sin­gulière. Abstraites, elles n’en incluent pas moins quelques détails minéraux ou biologiques, voire anthro­po­mor­phes ou que l’on peut inter­préter comme tels (Liberté fauve I). Ses con­struc­tions formelles étranges sem­blent par­fois défier les lois de l’équilibre ; elles présen­tent des évidements ou des sail­lies inat­tendus qui plon­gent le spec­ta­teur dans un imag­i­naire à la fois onirique et d’autant plus inquié­tant que la douceur des sur­faces impec­ca­ble­ment polies con­traste avec le car­ac­tère par­fois sombre de l’ensemble (Paysage au clair de lune, 1978 ; Lieu, 1978). Lorsque l’on sait que l’artiste tra­vaille le bois ou la pierre en taille directe, on mesure sa dex­térité à jouer des oppo­si­tions matière/lumière pour en tirer le meilleur profit. La spir­i­tu­alité et la méta­physique mar­quent la plas­tique de ses œuvres, tout comme l’humanité les imprèg­nent (Petit prince. Enfant de Gaza, 2010). L’artiste ne s’interdit pas pour autant quelques hom­mages à l’art de ses prédécesseurs, par­fois avec un cer­tain humour sur­réal­iste (Hommage à Breughel, 2001) ou un attrait pour l’allé­gorie trag­ique, comme ce très totémique Cheval de Guernica (bois, 2010 ; bronze, 2011) dont Picasso, pas plus que du tau­reau, ne livra la sym­bol­ique secrète, lais­sant au regardeur sa libre inter­pré­ta­tion. Les fig­ures de Chaouki Choukini, qu’elles rap­pel­lent des paysages, voire des vues satel­lites ( Les envi­rons de Damas, 2012) dans leur hor­i­zon­talité ou qu’elles défient le ciel dans leur ver­ti­calité (To Beirut, 2020), frap­pent par leur esthé­tique min­i­mal­iste, sans doute héritée de son expéri­ence japon­aise venue com­pléter ses sen­si­bil­ités ori­en­tales et occi­den­tales.

Copyright © Galerie Claude Lemand 2012.

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