BENANTEUR, LE TESTAMENT. Peintures de 2003 à 2011.

Du 19 février au 2 avril - Galerie Claude Lemand

  • Benanteur, Vocero.

    Vocero, 2003. Huile sur toile, 120 x 120 cm. © Abdallah Benanteur. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Benanteur, Les Pélerins.

    Les Pélerins, 2009. Huile sur toile, 130 x 162 cm. © Abdallah Benanteur. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Benanteur, Ouessantais.

    Ouessantais, 2011. Huile sur toile, 92 x 73 cm. © Abdallah Benanteur. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Benanteur, Bienheureux.

    Bienheureux, 2004. Huile sur toile, 100 x 100 cm. © Abdallah Benanteur. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Benanteur, La Vague.

    La Vague, 2010. Diptyque, huile sur toile, 100 x 200 cm. © Abdallah Benanteur. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Benanteur, Le Départ.

    Le Départ, 2009. Huile sur toile, 100 x 81 cm. © Abdallah Benanteur. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

  • Benanteur, Le Naufrage.

    Le Naufrage, 2009. Diptyque, huile sur toile, 150 x 300 cm. © Abdallah Benanteur. Courtesy Galerie Claude Lemand, Paris.

BENANTEUR, LE TESTAMENT. Peintures de 2003 à 2011.

Lydia Harambourg.

Le pay­sa­gisme flam­boyant d’Abdallah Benanteur par­ti­cipe d’un double ancrage. Le grand pein­tre algé­rien, né en 1931 à Mostaganem, arrive à Paris en 1953. De tra­di­tion arabo-isla­mi­que, sa culture se frotte à une non-figu­ra­tion tein­tée d’un lyrisme per­son­nel qui tra­duit les beau­tés d’une nature perdue et retrou­vée. La nos­tal­gie des hori­zons loin­tains des déserts et de la Méditerranée se trans­pose dans les vas­ti­tu­des mari­ti­mes de la Bretagne. Par tou­ches maillées, alvéo­lées, il recrée les beau­tés chan­gean­tes du spec­tre solaire qui méta­mor­pho­sent le pay­sage, mou­vant comme son ima­gi­naire. Polymorphe, sa pein­ture est tra­ver­sée de scan­sions, d’éléments for­mels har­mo­nieu­se­ment assem­blés et peints avec une liberté contrô­lée. Son métier accom­pli se res­sent de sa fré­quen­ta­tion des maî­tres, au Louvre et en Italie.

Aucun vide dans ses toiles vibran­tes de cou­leurs dia­pha­nes, opa­ques, ména­geant des trouées de lumière, solai­res ou cré­pus­cu­lai­res. Une pein­ture uni­ver­selle, une touche ample, aux accents sym­pho­ni­ques, célè­brent les gran­des forces ori­gi­nel­les, sug­gé­rées par des matiè­res iri­sées, dia­prées, aérien­nes, à l’unis­son du ciel et des nuages, de l’océan, des étendues cos­mi­ques nim­bées de trans­pa­ren­ces. Ni haut, ni bas, à l’égale de la pein­ture chi­noise, dans ses poèmes visuels aux arbo­res­cen­ces lyri­ques en cons­tante expan­sion. Peintes d’une ges­tuelle aux rémi­nis­cen­ces cal­li­gra­phi­ques nour­ries de glacis déliés, ses pein­tu­res sont méta­pho­ri­ques, sym­bo­li­ques. Elles sont une ode à la vie. »

(Lydia Harambourg, Gazette Drouot, 4 Octobre 2013, page 231).

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